Autres méthodes de greffe capillaire

BHT

Habituellement, on utilise de préférence des cheveux pour une greffe de cheveux au niveau de la tête. Mais parfois, les patients ne disposent pas d’une quantité suffisante de cheveux donneurs pour obtenir le résultat souhaité. Dans ces cas, il est possible de procéder à une greffe de poils corporels, ces derniers étant très semblables aux cheveux, en forme et en qualité. Il est possible de prélever des poils sur les jambes, les bras, dans la région du ventre, sous les aisselles et même sur le visage. À la clinique de Dr. Feriduni, nous effectuons des greffes de poils corporels (BHT, soit Body Hair Transplantation) exclusivement avec des poils donneurs prélevés sur la poitrine, le dos ou la barbe.

À qui s'adresse une greffe de poils corporels?

Chez certains patients, les poils représentent une source de plusieurs milliers de greffons, en plus du matériel donneur de base. Évidemment, cela vaut surtout pour les patients présentant une pilosité corporelle importante. Cette zone donneuse ainsi élargie est particulièrement indiquée pour augmenter globalement la densité capillaire ou pour remplir la zone de la couronne ou du sommet de la tête (crown area), soit des traitements irréalisables sinon chez des patients avec un matériel donneur du cuir chevelu limité. Au demeurant, une greffe de poils corporels n’est pas obligatoirement indiquée, en cas de reconstruction d’une chevelure épaisse ou pour rétablir la ligne capillaire.

BHT v1

Les poils sont prélevés à l’aide de la technique de transplantation d’unités folliculaires, de sorte que le traitement ne laisse pas de cicatrice linéaire. Les poils corporels sont ordinairement transplantés comme dans les méthodes traditionnelles de greffe capillaire.

En règle générale, pour une greffe capillaire, on prélève et on transplante des cheveux donneurs dans la couronne ou sur le côté de la tête. Les patients pour lesquels une greffe classique n’est pas indiquée ne disposent pas le plus souvent de cheveux en quantité suffisante dans la zone donneuse. Lorsque l’insuffisance ou l’absence de matériel donneur résulte d’une chute de cheveux ou d’une précédente greffe capillaire, il est impossible d'opérer un nouveau prélèvement dans la zone donneuse.
Les résultats d’une greffe capillaire effectuée avec des cheveux donneurs ne présentant pas les qualités nécessaires sont en général insatisfaisants ; ces cheveux ne peuvent en effet compenser qu’une petite partie de la perte de cheveux et les cicatrices résiduelles risquent d'être plus visibles.

Critères de détermination

Pour déterminer la faisabilité d’une greffe de poils corporels, docteur True a recours au Torso Donor Index. Permettant d'évaluer les propriétés de la zone donneuse, en vue d’une greffe de poils corporels, ce TDI s'établit selon cinq critères :

  • une densité supérieure à 40 UF par cm²
  • la similarité des poils et des cheveux
  • le nombre de 2 et/ou 3 follicules capillaires (UF)
  • la taille de la zone donneuse
  • la longueur des poils corporels

Si l’indice de la zone donneuse, donc, des poils corporels, est inférieur ou égal à 4, une greffe de poils corporels n’est pas indiquée pour le patient. Les patients ayant un TDI de 5, 6 ou 7 peuvent à la rigueur/sous réserve subir une greffe de poils ; les patients présentant une valeur égale ou supérieure à 8 disposent de plus de poils que de cheveux qualifiés de matériau donneur, et peuvent ainsi se prêter idéalement à une BHT.

Différences FUE-BHT et FUE

La technique de la greffe de poils corporels découle de la technique FUE ; la zone donneuse est alors étendue à l’ensemble du corps et n’est plus limitée aux seuls cheveux. La BHT est essentiellement utilisée lorsque la zone donneuse du cuir chevelu ne peut plus fournir du matériau donneur ou qu’elle présente une densité particulièrement faible. 
Dans ces cas, et si le corps en présente les propriétés adéquates, les unités folliculaires peuvent être directement prélevées de différentes zones corporelles, comme le torse, les bras ou les jambes, et être transplantées dans le cuir chevelu. La FUE-BHT ouvre ainsi de nouvelles possibilités, en particulier aux patients dont les zones donneuses ont été mal utilisées ou endommagées par des techniques désuètes.

Les patients entrant en ligne de compte comme candidats à une BHT doivent fournir de bonnes prédispositions physiologiques ; c'est ainsi que le poil corporel est « bon » pour servir de cheveu. Les poils corporels traversent d’autres phases de croissance que les cheveux – il n’est pas encore scientifiquement prouvé que cela change au fil du temps, mais les expériences vécues laissent à penser que cela pourrait être effectivement le cas. Les UF prélevées sur le corps se distinguent des cheveux par leur anatomie : alors que les unités folliculaires de cheveux sont composées de 1, 2 ou 3 cheveux, les poils corporels ne comprennent en général qu’un seul poil par unité. L’exemple suivant indique les différences du matériau donneur, selon qu’il s’agit de cheveux ou de poils : 60 UF par cm² de poils donnent une densité capillaire de 60 à 70 cheveux par cm², tandis que 60 UF par cm² de cheveux donnent une densité de 90 à 120 cheveux par cm². Il est ainsi clair que pour obtenir une densité capillaire d’aspect naturel, il faut pratiquement deux fois plus d’implants corporels que de greffons capillaires. C’est aussi la raison pour laquelle on utilise une BHT plutôt pour densifier les cheveux et non lorsque les cheveux présents peuvent servir de matériau donneur.

Les différences majeures entre une FUE-BHT et une FUE sont :

  • le sens de croissance des unités folliculaires
  • le type de peau ou plus exactement la texture de la peau
  • la profondeur des follicules pileux sous la peau
  • l’épaisseur et les propriétés des cheveux (lisses, bouclés, ondulés)

Pour pouvoir configurer un résultat avantageux, le chirurgien capillaire intervenant doit absolument disposer de connaissances substantielles et d’expérience dans les deux techniques de greffes – FUT et FUE – et tenir compte de points essentiels, dont :

  • le prélèvement correct des cheveux donneurs
  • la préparation adéquate des unités folliculaires
  • la parfaite conservation et l’hydratation des greffons prélevés
  • la configuration optimale de la zone receveuse concernant le sens de croissance et la disposition des greffons
  • la création d’une ligne capillaire naturelle
  • une intervention soigneuse et l’utilisation de la technique pertinente pour abîmer le moins de greffons possible.

Les trois facteurs suivants sont déterminants pour la réussite d’une BHT:

1. le prélèvement des follicules pileux 
2. le cycle capillaire des poils corporels 
3. la compatibilité des cheveux et des poils

Les limites de la BHT
La technique de greffe des poils corporels ne fait pas l’objet de recherches aussi approfondies que les méthodes FUE et FUT, par exemple. En raison du manque d’expérience et des connaissances lacunaires, une BHT semble être la dernière possibilité d’améliorer une situation existante.

Les valeurs empiriques actuelles parlent d’un taux de prise d’au moins 70 % à 80 %, ce qui paraît peu, mais constitue dans de nombreux cas une chance pour les patients. Les patients désirant se soumettre à une BHT doivent être conscients qu'il est impossible de garantir des taux de prise élevés. Les poils greffés peuvent changer de structure après transplantation – ils deviennent en général plus longs et plus lisses qu’ils ne le sont sur le corps – et curieusement s’adaptent un peu à la structure du cheveu. Les patients désirant subir une greffe de poils corporels doivent être conscients du fait qu’il s’agit d’une solution radicale de dernier recours, avec des résultats imprévisibles. Autrement dit, tout patient envisageant une greffe de poils corporels doit remplir certains critères, dont le TDI précédemment mentionné. On peut éventuellement songer à y recourir pour des patients ayant déjà subi une greffe avec des résultats aux antipodes du naturel leur interdisant de mener une existence normale.

Pour les raisons précédemment évoquées et dans le cas où un patient émettrait le souhait d’une BHT, une consultation et un entretien approfondi ont autant d’importance qu’un chirurgien capillaire parfaitement compétent, l’expérience, le savoir et les compétences du médecin opérant étant les conditions sine qua non d'une greffe de poils réussie.

Expander / Extender

Il n'est pas toujours possible de réaliser une greffe d’unités capillaires à l’aide d’une FUT ou d’une FUE – dans certains cas particuliers, une greffe capillaire normale n’est pas le meilleur choix, elle s'avère même parfois parfaitement contrindiquée. Dans ces cas, on peut – après une pose d’indication très stricte – obtenir des résultats souvent bons et satisfaisants en utilisant des extenseurs ou expandeurs, et en les combinant avec une greffe capillaire.
Extenseur de Fréchet

Frechet Extender method

Cette technique peut être utilisée pour réduire de grandes zones chauves ou, en chirurgie capillaire reconstructrice, des cicatrices apparues, par exemple, à la suite de brûlures, d’accidents, de précédents traitements de chute de cheveux ou d’infections. Pour ce faire, on implante dans la tonsure une plaque élastique et deux séries de petits crochets métalliques. Fonctionnant comme un élastique, l’extenseur se rétracte peu à peu, et avec lui le cuir chevelu qui est ainsi réduit. Cette rétraction génère un pli de peau qui, une fois retiré chirurgicalement, laisse la zone dégarnie, recouverte par les parties latérales chevelues de la tête. Cette intervention peut être effectuée à plusieurs reprises pour ainsi éliminer complètement une calvitie. L’extenseur de Fréchet se compose d’une plaque en silicone élastique et de petits crochets en titane, et n’est plus visible après son implantation.

Frechet Extender method

La technique de l’expandeur

La méthode de l’expandeur est également utilisée pour réduire et supprimer la chute de cheveux et les cicatrices présentes. Un ballonnet de silicone (ledit expandeur) est alors placé sous le cuir chevelu sain, lequel est progressivement étiré par des injections dans le ballonnet. Lors d’une intervention, les zones chauves ou les cicatrices sont éliminées, et le cuir chevelu sain obtenu à l’aide de l’expandeur peut être utilisé pour couvrir les anciennes zones chauves.

Ces deux techniques – expandeur et extenseur – sont effectuées sous anesthésie locale et offrent la possibilité de corriger une cicatrice de manière à la rendre quasiment invisible. Toutes les deux utilisent des implants, placés pour une période très courte sous le cuir chevelu – et les deux méthodes exigent de la patience, car, comme pour une greffe capillaire, les résultats ne sont souvent visibles qu’après quelques mois.

 
La technique du triple lambeau de transposition

Cette méthode convient pour corriger les imperfections qui surviennent souvent après la pose d’un extenseur. La technique du triple lambeau de transposition permet de corriger la croissance capillaire artificielle qui risque de survenir après la mise en œuvre de la méthode de l'extenseur.

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